Affichage des articles dont le libellé est Cyberdépendance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cyberdépendance. Afficher tous les articles

mercredi 9 octobre 2013

Le livre Infobésité chroniqué dans L'Expansion Management Review

L'Expansion Management Review
L'actualité du livre - La sélection de L'Expansion Management Review
n° 150 - Septembre 2013

Maître de conférences à l'université catholique de Louvain, ancienne journaliste et fondatrice d'un cabinet de conseil en gestion de l'information en entreprise, Caroline Sauvajol a dirigé la communication du Groupe La Poste. Elle est donc experte à plusieurs titres en matière de surcharge informationnelle.
Selon elle, la "junk information" menace l'entreprise de paralysie et les salariés d'impuissance. Un cadre reçoit aujourd'hui dix fois plus d'informations qu'il y a quinze ans et il en produit environ 10 % de plus chaque année.

Ce déferlement a des conséquences sur le plan physique et émotionnel mais également sur le plan cognitif (manque de concentration, cyberdépendance). Il y va en outre de la performance de l'entreprise.
Les réponses ne sont pas faciles à mettre en œuvre, mais du moins peut-on déjà prendre conscience de ce que l'information, pour indispensable qu'elle soit, peut aussi être néfaste. La dominer, plutôt que de se laisser dominer par elle, cela s'apprend !

vendredi 4 janvier 2013

La surcharge informationnelle dans l'organisation : les cadres au bord de la "crise de nerf"

Magazine de la Communication de Crise & Sensible - Vol. 19 - juillet 2010 - p. 18/41 

Toute activité pour se réaliser utilise et produit de l'information. Elle permet à l'organisation et à l'homme de se situer dans son environnement et de prendre(1) des décisions de façon éclairée. Elle intervient comme un réducteur d'incertitude. Cette information, interprétée et structurée, devient connaissance. Pour J. M. Clark(2), « la connaissance est le seul instrument de production qui n'est pas sujet à la dépréciation ». La compétitivité des organisations passe désormais moins par leurs structures et leur productivité que par leurs compétences et leurs savoirs, lesquels se traduisent par des innovations en réponse aux demandes des clients(3). Selon T. Davenport et L. Prusak, « ce sont les gens qui transforment des données en informations et des informations en connaissance »(4). Et pourtant, l'accroissement tant de la quantité d'informations que de sa vitesse rend particulièrement complexe leur sélection et leur utilisation. Les cadres expriment de plus en plus le sentiment d'être confrontés à une surabondance d'informations qu'ils ne parviennent plus à absorber, traiter, hiérarchiser, et qui est génératrice de stress(5). Pour P. Aron et C. Petit « l'humanité a produit au cours des 30 dernières années plus d'informations qu'en 2 000 ans d'histoire et ce volume d'informations double tous les 4 ans ». Si l'information constitue le nerf de la guerre économique, le filtre est désormais devenu essentiel.



La surcharge informationnelle est-elle une réalité de la vie dans toutes les entreprises ? Comment la définir ? Le ressenti de la surcharge est-il partagé par toutes les catégories de cadres ou bien une fracture informationnelle se développe-t-elle ? Quels sont les risques que font peser cette surcharge sur l'organisation et sur sa communication ? Quel rôle la communication interne est-elle amenée à jouer dans ce contexte ?