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samedi 2 mars 2013

Objectif Zéro email, Thierry Breton précurseur ?

Le Monde Informatique.fr - Le Blog Experts - 21 février 2011

En proposant la suppression des emails sous 3 ans au sein de la société Atos Origin, son PDG, Thierry Breton entend lutter contre la « pollution informationnelle »(1). Cette annonce spectaculaire, qualifiée de « pari fou »(2) ou de « tsunami numérique »(3) est déjà controversée et qualifiée par certains professionnels de la communication « d'aberration »(4). Repose-t-elle sur une réalité ? Relève-t-elle d'un anachronisme ou constitue-t-elle une véritable alternative ? Peut-on parler de fracture informationnelle ?




Maître de conférences à Sciences Po Paris et chercheuse à l'Université Catholique de Louvain (UCL-LASCO), Caroline Sauvajol-Rialland revient sur l'objectif visé par Thierry Breton, PDG de la SSII Atos Origin.

vendredi 4 janvier 2013

La surcharge informationnelle dans l'organisation : les cadres au bord de la "crise de nerf"

Magazine de la Communication de Crise & Sensible - Vol. 19 - juillet 2010 - p. 18/41 

Toute activité pour se réaliser utilise et produit de l'information. Elle permet à l'organisation et à l'homme de se situer dans son environnement et de prendre(1) des décisions de façon éclairée. Elle intervient comme un réducteur d'incertitude. Cette information, interprétée et structurée, devient connaissance. Pour J. M. Clark(2), « la connaissance est le seul instrument de production qui n'est pas sujet à la dépréciation ». La compétitivité des organisations passe désormais moins par leurs structures et leur productivité que par leurs compétences et leurs savoirs, lesquels se traduisent par des innovations en réponse aux demandes des clients(3). Selon T. Davenport et L. Prusak, « ce sont les gens qui transforment des données en informations et des informations en connaissance »(4). Et pourtant, l'accroissement tant de la quantité d'informations que de sa vitesse rend particulièrement complexe leur sélection et leur utilisation. Les cadres expriment de plus en plus le sentiment d'être confrontés à une surabondance d'informations qu'ils ne parviennent plus à absorber, traiter, hiérarchiser, et qui est génératrice de stress(5). Pour P. Aron et C. Petit « l'humanité a produit au cours des 30 dernières années plus d'informations qu'en 2 000 ans d'histoire et ce volume d'informations double tous les 4 ans ». Si l'information constitue le nerf de la guerre économique, le filtre est désormais devenu essentiel.



La surcharge informationnelle est-elle une réalité de la vie dans toutes les entreprises ? Comment la définir ? Le ressenti de la surcharge est-il partagé par toutes les catégories de cadres ou bien une fracture informationnelle se développe-t-elle ? Quels sont les risques que font peser cette surcharge sur l'organisation et sur sa communication ? Quel rôle la communication interne est-elle amenée à jouer dans ce contexte ?