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mardi 2 février 2016

Le mail autrement : appliquez les règles de lisibilité (5/5)

Comment rédiger un e-mail ? Chacun de vos mails doit être facilement exploitable par vos interlocuteurs. De plus, si vos mails sont lus par vos destinataires, ils le sont aussi souvent par des personnes qui, au départ, n'étaient pas destinataires. D'où l'importance que revêt la qualité de votre expression écrite ! Un mail est et reste une correspondance. Pour être lu, respectez les règles de lisibilité de fond et de forme.

La lisibilité - ou propriété qu'un texte doit posséder pour être aisément compris - est le gage d'une communication écrite efficace et réussie. Un texte lisible est un texte lu sans effort (le rédacteur fait l'effort pour les deux), avec plaisir (un texte ennuyeux est vite abandonné), vite compris et mieux retenu.

Les règles de fond de la lisibilité

Communiquez à l'écrit sur des faits ! Un fait représente la réalité. Il est indéniable, irréfutable, observable par tous. Distinguez les faits de ce qui relève de l'analyse et de ce qui trait au commentaire. Vous renforcez votre crédibilité en communiquant sur les faits. Vous la diminuerez en communiquant sur vos émotions et sentiments. Restez neutre.

- Formulez votre message : Qui, Quoi, Quand, Où et, éventuellement, Pourquoi et Comment. Construisez ensuite votre message en « pyramide inversée » : l'information essentielle est à donner en tête de message et non à la fin.

Par exemple, n'écrivez pas « Je viens d'obtenir les informations requises. Il se trouve que ce fournisseur a déjà eu plusieurs contentieux avec ses clients, notamment avec X et Y au cours des trois dernières années. La décision a été prise de le supprimer de notre liste de fournisseurs référencés pour les marchés à venir. Je vous demande d'en tenir compte dès aujourd'hui » mais plus simplement « La décision a été prise de supprimer tel fournisseur de notre référencement. Cette décision est applicable immédiatement. En effet... + motifs ». Le plus important au début !

- Pensez à formuler avec précision et concision votre objet. Cela est déterminant pour être lu (Le mail autrement : prioriser par l'objet).

- Ecrivez en français, c'est-à-dire refusez le style télégraphique, évitez les abréviations de type SMS et utilisez la ponctuation.

- Soyez concis - 1 mail = 1 sujet - et privilégiez les phrases courtes, de 15 à 20 mots.

- Faites des paragraphes - 1 mail = 3 paragraphes maximum - et limitez votre mail à la hauteur d'une page écran. Au-delà, rédigez un document, un compte-rendu ou une note de synthèse, à adresser en pièce jointe pour l'externe ou à afficher sur une plateforme collaborative pour l'interne.

- Utilisez le temps présent, le temps de l'action.

- Utilisez des tournures de phrases affirmatives et actives (et non des tournures négatives et passives).

- Préférez un vocabulaire simple et non technique et des verbes d'action (et non d'état).

- N'abusez pas des adjectifs et des adverbes.

- Ne pas tenter de faire preuve d'humour au risque d'être mal compris par écrit. Si c'est indispensable, utilisez les Smileys qui éclaireront vos interlocuteurs sur votre état d'esprit et vous permettront d'être mieux compris.

- Respectez les formules de politesse mais en version plus synthétique.

Par exemple, remplacer « Je vous prie d'agréer Madame / Monsieur mes sincères salutations » par « Sincères salutations ».

- « La prose n'est jamais terminée » disait Flaubert. Relisez-vous !

Trois conseils pour vos messages électroniques IMPORTANTS :

1. Vous les laissez « mûrir » au moins une heure avant de les envoyer, même si c'est urgent.
2. Vous les faites relire par une tierce personne. 
3. Au moment de leur rédaction, vous vous placez systématiquement dans la logique suivante : Tous mes messages peuvent être lus par d'autres personnes que mes destinataires.

Les règles de forme de la lisibilité.

- Pas de majuscule : la capitale correspond en langage web à un cri (hausse de ton). Et par ailleurs, les majuscules sont plus difficiles à lire.

- Respecter les accents.

- Ne pas justifier ses textes : les textes en drapeau sont plus lisibles.

- Augmenter l'interlignage (1,5 minimum) et espacez les paragraphes.

- Augmenter le contraste entre le texte et son arrière-plan si nécessaire.

- Privilégiez les polices de caractère conçues pour les écrans, comme les polices Verdana, Geneva, New York ou Georgia, par exemple, et n'utilisez qu'une seule police.

- Mettez en valeur une information en utilisant du gras ou de la couleur (et non en soulignant votre texte).

- Utilisez une signature automatique, à condition qu'elle soit courte et sans fioriture excessive, limitée aux nom et prénom, au titre et à l'entreprise, au mail, au téléphone... et, éventuellement, un logo léger et une adresse de site d'entreprise.

- Et surtout bien évidemment, tout le monde applique les mêmes règles en interne !

mardi 26 janvier 2016

Le mail autrement : respectez les règles d'usage (4/5)

Avant de rédiger un e-mail, interrogez-vous sur la pertinence du média à utiliser. Le mail étant un outil très facile d'utilisation, il est souvent préféré à d'autres outils de communication. Ainsi, la vérification de la disponibilité de son interlocuteur est inutile en cas d'envoi de message contrairement au téléphone ou à la réunion... Pourtant, le mail n'est pas toujours le meilleur moyen pour communiquer. Tout dépend de votre objectif de communication - contexte - qui reste donc à déterminer AVANT de commencer à rédiger.

Trois contextes - objectifs - principaux de communication peuvent être identifiés :

1 - La conversation

- Réponse immédiate attendue, par exemple dans une prise de décision (urgence) : téléphone ou messagerie instantanée
- Demande ponctuelle immédiate, recueillir par exemple une expertise sur un point précis : messagerie instantanée
- Sujet ou problème peu structuré réclamant une succession d'échanges interactifs liés les uns aux autres : face-à-face ou visioconférence
- Sujet complexe et sensible nécessitant une communication riche : face-à-face

Le courrier électronique n'est donc pas l'outil de communication à privilégier lorsque un besoin / un objectif de communication suppose un échange avec rétroaction réciproque. En pratique, le mail remplace parfois la messagerie instantanée dans les deux premiers cas.

Quelques mauvaises pratiques identifiées :

Les mails « ping-pong » : des échanges multiples par aller/retour aggravés par la multiplication des correspondants et des relances.
Le risque est la « non conclusion » car, contrairement à une réunion, dans un échange de mail il n'existe pas de fin... Il faut se limiter à deux échanges maximum par mail sur un sujet ou sinon provoquer une réunion.

- Les mails « parapluie » : transférer la responsabilité d'un problème sur une autre personne.
Ce type de communication - impersonnelle - n'est pas compatible avec le travail en mode équipe et projet car il ne permet aucun échange interactif réel. Mieux vaut ne pas tenir compte de ces mails et, s'ils sont fréquents de la part d'un collaborateur, régler le problème directement avec lui.

- Les mails « flammes » : exprimer une réaction vive à chaud.
Ce type de réaction est compréhensible à condition de demeurer informel. Exprimé en revanche sur un support permanent et susceptible de large diffusion, il ne l'est plus. S'il faut écrire un mail « flamme », alors enregistrez-le en mode brouillon  revenez dessus quelques heures plus tard. Il sera temps, à froid, de décider de l'envoi ou non du message.

2 - Le message

Pour des sujets ou des problèmes structurés pouvant être formalisés dans un court message avec des points identifiés et impliquant une réponse différée : mail.

3 - La diffusion

- Communication unidirectionnelle : pas de réponse nécessairement attendue : mail
- Sujet ou problème structuré pouvant être formalisé en moins d'une page) : mail / en plus d'une page : site collaboratif
- Interlocuteurs pas forcément identifiés et potentiellement en nombre important : mail
- Mise à disposition du message au-delà du groupe de diffusion et dans la durée : site collaboratif

Un bon exemple de mauvaise pratique courante est l'échange répété des versions d'un document. L'échange et la convergence sur un document sont réalisés de façon beaucoup plus rapide en partageant ce document sur un site collaboratif plutôt qu'en additionnant de multiples version dans un échange de mails.

Les principaux et limitatifs usages du mail sont les suivants :

1. Demander à quelqu'un de faire quelque chose : prescrire l'action
2. Informer quelqu'un de quelque chose 
3. Diffuser/partager des documents avec des destinataires externes

Le recours à la messagerie électronique doit être limité ! D'une manière générale, privilégiez toujours les médias de communication qui permettent la plus grande interaction avec votre interlocuteur : le face-à-face - ou la réunion si plusieurs interlocuteurs sont concernés -, le téléphone et ensuite seulement la messagerie électronique.

Il est important d'intégrer la dimension émotionnelle du mail et son effet amplificateur. L'outil exacerbe les émotions, entraîne des comportements abusifs. Nous observons par exemple qu'un émetteur se permet davantage d'agressivité par écrit que face à son interlocuteur. Et l'écrit reste... Si la tension monte, il est conseillé de cesser la communication par mail puis de la remplacer par un face-à-face. Le mail dépersonnalise les échanges. Et son utilisation excessive génère une baisse de satisfaction au travail, une dégradation des relations et une démotivation.

En outre, le mail ne doit pas non plus être utilisé s'il y a un risque d'interprétations différentes ou multiples du message ou encore un risque de malentendu. Or, la communication écrite accentue particulièrement ces risques. Limitez votre communication par mail pour prévenir les conflits !

Le délai de réponse moyen à un mail est de 3 jours (sauf urgence). Asynchrone, le mail n'est donc pas le média de communication à mobiliser en cas d'urgence. Une mauvaise pratique communément répandue consiste à relancer téléphoniquement ses interlocuteurs s'ils n'ont pas répondu assez vite… Attendez leur réponse ! Soyez enfin vigilant sur les heures et jours d'envoi de vos mails. N'adressez pas de mails à vos collaborateurs le soir ou le week-end. La jurisprudence sanctionne ces pratiques et vos collaborateurs risquent de caler leurs pratiques sur les vôtres et vous inonder à leur tour. Enregistrez vos mails en mode brouillon et envoyez-les le lendemain. En cas d'urgence, utilisez le téléphone...

mercredi 28 août 2013

Retour sur l'INFORUM 2013

Le 30 mai 2013, Caroline Sauvajol-Rialland donnait une conférence à la Bibliothèque royale de Bruxelles à l'occasion de l'INFORUM 2013, une manifestation organisée par l'Association Belge de Documentation. Pour mémoire, cette conférence s'intitulait Infobésité en entreprise : réalité ou illusion ?

Découvrez des photos de cet événement...


mercredi 22 mai 2013

Conférence à Bruxelles le 30 mai 2013

Organisé le 30 mai 2013 par l'Association Belge de Documentation à la Bibliothèque royale de Bruxelles, l'INFORUM 2013 est dédié cette année à la surcharge informationnelle : InfOverload : (no) surcharge to pay.

A cette occasion, Caroline Sauvajol-Rialland animera à 9h30 une conférence intitulée L'infobésité en entreprise : réalité ou illusion ?

Seront notamment évoqués le constat de la surcharge informationnelle en entreprise et la corrélation des variables avec la surcharge d'activité et le sentiment d'urgence. Une définition précise de la surcharge informationnelle sera donnée. Les risques pour les personnes et pour les organisations présentés.

D'autres conférences sont à l'affiche. Elles aborderont la question des médias sociaux, du contrôle de l'information, de la numérisation du patrimoine... N'hésitez pas à vous rendre sur le site de l'ABD-BVD pour obtenir le programme détaillé de la journée et vous inscire.

samedi 22 décembre 2012

"Netiquette" : Les secrets du bon usage du courriel

La Gazette des Communes - 3 octobre 2011

Malgré la démocratisation de cette pratique, rédiger et réagir à un courriel n'est pas une évidence, au point que des règles de conduite ont été établies dans une charte dite de la « netiquette ». Celle-ci suggère, entre autres, clarté et concision. Et pour cause : « Le courrier électronique c'est de l'efficacité », résume Caroline Sauvajol-Rialland, spécialiste de la communication et fondatrice du cabinet So Comment. « Un email c'est utile pour informer, régler des relations de coordination, mobiliser ses équipes en direct ». Mais « attention, prévient-elle, ce n'est, en aucun cas, un outil de négociation car il n'est pas confidentiel. Un email ne sert pas à négocier, ni annoncer une décision ». Et l'auteur de « Mieux s'informer pour mieux communiquer », de préconiser une extrême précaution avec cet outil qui, souligne-t-elle, laisse une trace écrite.

vendredi 21 décembre 2012

Les enjeux contradictoires de l'information dans l'organisation

Tribune Libre e-alsace.net - 4 janvier 2010

Toute activité pour se réaliser utilise et produit de l'information. Est qualifiée d'information des faits, des événements, provenant de l'extérieur et qui sont interprétés par l'individu. L'information est nécessaire à l'homme, à la société et à l'organisation. Elle joue un rôle primordial dans la découverte, l'interprétation et la compréhension de son environnement. Elle permet à l'organisation et à l'homme de se situer dans celui-ci (repérage temporel et spatial), d'analyser et d'anticiper les situations auxquelles il doit faire face. L'information intervient comme un réducteur d'incertitude.

jeudi 20 décembre 2012

Le LASCO - Université Catholique de Louvain

Laboratoire d'Analyse des Systèmes de Communication des Organisations de l'Université Catholique de Louvain (Belgique)
 
Le LASCO regroupe en son sein un ensemble de chercheurs venus d'horizons différents, fédérés autour de l'observation et de l'analyse des phénomènes de communication interne et externe, stratégique ou spontanée des organisations ; ces phénomènes étant considérés comme la conséquence et l'origine des interactions développées au sein ou à partir des organisations.

mardi 18 décembre 2012

Mieux s'informer pour mieux communiquer

Décrypter Sélectionner Transmettre

Un livre publié en novembre 2009 aux Editions Dunod

Détenir l'information, l'utiliser au bon moment et à bon escient sont des facteurs indispensables à toute réussite professionnelle

Cet ouvrage, à partir d'exemples simples et concrets, a pour objectifs de :
  • Fournir des clés de décryptage et d'analyse de l'information, papier ou numérique
  • Proposer des solutions pour élaborer une communication claire et efficace