Télétravail : attention à bien respecter le droit à la déconnexion
Les entreprises peuvent payer les enfreintes à cette obligation. Avec le travail à la maison, déraper est plus facile.
Le droit à la déconnexion, vous vous en moquez ? Certes, le droit des salariés que s'arrête, en dehors des heures de bureau, le déluge de mails et de messages professionnels est souvent bafoué en France. Même s'il est inscrit dans la loi, celle-ci ne prévoit pas de sanctions pour ceux qui ne le respectent pas. Mais l'entreprise peut quand même payer cher son laxisme et les dérives de ses managers.
« Au début, les salariés veulent bien faire et ne disent rien. Mais au bout de quelques années, ils reprochent à l'entreprise ce mépris de leur vie personnelle », rappelle Marie Jacquot-Vivier, directrice des ressources humaines du cabinet de conseil Meritis.
Devant les tribunaux
Les avocats, eux aussi, tirent la sonnette d'alarme. « Quand le divorce est consommé entre le salarié et l'entreprise, ces mails, ces SMS envoyés à toute heure peuvent être produits devant le juge, pour démontrer le harcèlement moral, ou tout simplement, réclamer le paiement d'heures supplémentaires, y compris pour des cadres au forfait. Ou encore, pour un collaborateur tombé malade, prouver que le burn-out dont il a souffert était une maladie professionnelle », met en garde Muriel Pariente, avocate, responsable du département de droit social du cabinet Ashurst.