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jeudi 1 octobre 2020

Arctus : Technologies, informations et humains, quelle articulation en entreprise ?

Technologies  ! Informations  ! Humains  ! Quelle articulation en entreprise ? Retour sur la table ronde du Luxembourg Sustainability Forum

Le volume d’informations disponibles double tous les 4 ans. C’est sur ce constat que s'est ouverte la table ronde « Technologies, informations, humains ! Quelle articulation en entreprise ? » de l'événement « Management de la connaissance : l'humain au cœur de l'info » organisée - à distance - par le Luxembourg Sustainability Forum le 15 septembre dernier. Au cœur des discussions suivies par Arctus : Est-il possible de dépasser le problème de l'infobésité ? Le bien-être numérique est-il atteignable en entreprise ? Comment adapter nos systèmes de management pour garantir à chacun la bonne information au bon moment ? Retour sur ces échanges.

Gestion de l’information : comment tendre vers une organisation idéale ?

La donnée est aujourd'hui la matière première des entreprises et ce sont leurs salariés qui la traitent et l'utilisent. D'après Olivier Charbonnier, Directeur Général de Dsides, il est indispensable que les organisations prennent conscience des impacts de notre société cognitive. Celle-ci se caractérise par une accélération et une amplification de l'information au point d'altérer notre attention et d'entraîner des difficultés de discernement. Pour autant, la gestion de l'information n'est ni la responsabilité de l'individu, ni du manager, ni uniquement de l'organisation mais bel et bien de la capacité de ces 3 acteurs à aligner leurs actions.

Pour Caroline Sauvajol-Rialland, experte infobésité et gestion de l'information (So Comment), une meilleure gestion de l'information passe par la définition de règles collectives, à tous les niveaux de l'organisation, vis-à-vis de l'ensemble des parties prenantes. La structuration de ces règles est très dépendante du métier, des publics ou encore de la culture de l'entreprise. Elle est donc propre à chaque organisation, voire à chaque équipe.

mercredi 30 septembre 2020

Stop l'infobésité

DIAB 225 Innovations  - D. M. Rédacteur

L'infobésité (terme francisé d'invention québécoise, issu de l'anglais Information Overload) est un concept désignant l'excès d'informations reçues par une personne qu'elle ne peut traiter ou supporter sans porter préjudice à elle-même ou à son activité. Elle est également évoquée par le sociologue Edgar Morin sous le terme « nuage informationnel ».

Aujourd'hui nous vivons dans un monde rempli d'informations. Nous constatons ce phénomène au travers des réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram et autres) et aussi avec Internet et ses multiples sites proposant des informations à la fois justes, fausses, comiques, satiriques et haineuses.

L'humain est au centre de ce phénomène à la fois émetteur et récepteur de cette vague d'informations. Un bon nombre de personnes en voyant ces propos diront qu'être entouré d'informations est une bonne chose surtout si les informations se propagent aussi vite, mais nous voyons avec ce phénomène l'arrivée des Fakes News dont le concept fut nommé par l'actuel Président américain Donald Trump lors de sa campagne de 2017. Ce terme traduit la création de rumeurs pour semer la confusion chez l'internaute à des fins financières, politiques ou autres. Cela s'est vu avec la machine de Donald Trump, la Breitbart News, qui a communiqué des fausses informations en faveur du candidat républicain.

Madame Lætitia Dalbin, Renault, affirme dans un livre blanc conçu par le Centre National des Arts et des Métiers (CNAM) et les Directeurs Commerciaux de France (DCF) en avril 2016 que « l'objectif n'est donc plus d'informer le lecteur mais de l'attirer ». Les Fakes News constituent l'un des effets néfastes de l'infobésité. Victor Montvilof, de la division de l'information et de l'informatique de l'UNESCO parle également de l'info-pollution. Selon lui, ce trop-plein d'information, que l'on retrouve sur le net, alourdit et abrutit l'esprit des usagers. Ces derniers ne reconnaissent plus ou pas « la vraie information », c'est-à-dire, une information utile et fiable.

mardi 4 septembre 2018

Les messages d'absence du bureau sont-ils encore utiles ?

15 août 2018 - Tout un monde
RTS

La reprise du travail s'accompagne souvent d'une corvée plus ou moins grande : celle de consulter vos mails non lus. Est-ce que nos messages d'absence du bureau sont toujours nécessaires quand on sait que l'on consulte nos smartphones environ 150 fois par jour ?




© RTS / Image : Production Perig - Fotolia

mercredi 28 mars 2018

Droit à la déconnexion : peut mieux faire

re.sources - Edité par Groupe Randstad France - 26 mars 2018


La France a été le premier pays au monde à l'instaurer dans une loi au 1er janvier 2017. Le droit à la déconnexion a vu le jour il y a plus d'un an maintenant, mais son application en entreprise reste encore rare et complexe.



Entré en vigueur en début d'année dernière, le droit à la déconnexion n'a pas encore trouvé preneur au sein des entreprises. Selon un sondage publié à l'été par l'Ifop, 78 % des cadres, principaux concernés par le dispositif, consultent encore leurs communications professionnelles durant leur temps personnel. Pour 51 % des salariés, avoir un outil numérique à sa disposition est facteur de stress. Et du côté des entreprises, plus des trois quarts concernées par la loi n'ont toujours pas instauré de mesures concrètes pour assurer ce droit à leurs salariés.

Cette mesure, reprise dans l'article 55 de la loi El Khomri, a pour objectif d'adapter le droit du travail à l'ère du digital et de permettre aux salariés de mieux concilier vie professionnelle et vie privée. Elle prévoit l'obligation pour les entreprises de plus de 50 salariés de négocier avec les partenaires sociaux des "dispositifs de régulation de l'utilisation des outils numériques, en vue d'assurer le respect des temps de repos et de congé, ainsi que de la vie personnelle et familiale". Les salariés doivent avoir la possibilité de ne pas se connecter aux outils numériques et de ne pas être contactés par leur employeur en dehors de leur temps de travail (congés payés, jours de RTT, week-end, soirées…). Une manière de prévenir les risques de burn-out notamment.

lundi 8 janvier 2018

Communication : maîtrisez les compétences clés à l'ère du digital !

L'efficacité de la communication passe désormais par le niveau de maîtrise des TIC. A l'ère du tout digital, de nouveaux savoirs, savoir-faire et savoir-être sont indispensables à une vie professionnelle*.

Pour cette raison, une éducation aux médias s'impose. Elle implique l'acquisition et la compréhension de compétences multidisciplinaires liées aux usages physiques des outils ainsi qu'à leurs usages techniques (fonctionnalités) et aux pratiques de communication associées. Que faire ? Que dire ? Avec quels médias ?

So Comment vous propose un questionnaire (accompagné de sa grille d'analyse) vous permettant d'identifier votre propre niveau de maîtrise des outils mais aussi vos habiletés à gérer l'infobésité et à favoriser la déconnexion. Il permet également d'identifier les principaux besoins en communication de vos équipes.

Si vous souhaitez recevoir ce questionnaire, n'hésitez pas à nous transmettre un mail, mentionnant vos nom, prénom, entreprise et fonction, à l'adresse suivante : info@socomment.fr

* Par exemple : l'activation du media-mix désignant la capacité à choisir le bon outil de communication en fonction de la situation ou savoir identifier l'important et le "non important", l'urgent et le "non urgent" ou encore conserver ses capacités de concentration.

lundi 25 septembre 2017

Le Digital comme levier de bien-être au travail

21 septembre 2017 - MBA MCI
par Chloé L.

Le développement des nouvelles technologies et la digitalisation des pratiques ont modifié notre mode de vie en entreprise. Synonyme de progrès pour certains, cette "hyper-connexion" favorisée par les outils numériques aurait des effets pervers pour d'autres. À l'heure où les entreprises commencent à inclure le bien-être au travail dans leurs politiques RH, l'impact du Digital sur les conditions de travail est désormais au cœur des débats.

1. Les salariés au cœur de la transformation digitale

Le Baromètre Edenred-Ipsos 2016 "Comprendre et améliorer le bien-être au travail" révèle que la culture digitale et la gestion des "fins de carrière" sont deux leviers fondamentaux pour améliorer le bien-être au travail. Avec l'arrivée des "Digital Natives" sur le marché du travail et la digitalisation des pratiques, les salariés seniors sont sensibles à une politique RH leur permettant d'acquérir ces nouvelles compétences afin de rester compétitifs. L'enjeu pour les RH est triple : appréhender les peurs et la résistance au changement, proposer des formations adaptées au personnel qui s'inquiète de son devenir en entreprise, et s'adapter aux exigences des millennials habitués aux dernières tendances digitales.

 Agrandir l'image

En effet, la transition numérique n'est pas sans conséquence sur l'évolution des métiers. D'après l'étude du cabinet américain Wagepoint de 2015, 60 % des métiers qui seront exercés en 2030 n'existent pas encore. Le cabinet de conseil Roland Berger indique que 42 % des emplois, soit 3 millions, seraient à contrario menacés à horizon 2035 en France. Mais si on considère les choses de manière positive, il ne s'agit là que d'une évolution à laquelle il faut se préparer. Cette transition vers des nouveaux métiers est génératrice d'opportunités. Elle constitue un levier de croissance, de productivité, et de sécurisation pour les entreprises. Pour les salariés, au-delà du critère "employabilité", les innovations dans ce domaine permettent également d'améliorer directement leur bien-être au travail.

mardi 17 janvier 2017

Bien s'informer n'est pas une mince affaire !

13 janvier 2017 - Liberté
par Isma Mamri (Soleil HEC / Rédaction numérique de Liberté)
D.R.
Aujourd'hui l'accès à l'information n'a jamais été aussi facile et rapide, mais en même temps il n'a jamais été aussi difficile de s'informer qualitativement. Avec l'émergence d'Internet, nous faisons face à un déluge informationnel, où il serait presque impossible de faire la différence entre une information juste et une information fausse.


Selon un constat de l'étude Pew Research Center : les jeunes préfèrent largement s'informer sur Internet (81 %) plutôt que via des journaux papiers (10 %).

Source : Survey conducted Jan. 12-Feb. 8, 2016
Pew Research Center

Contrairement à nos aînés, qui lisaient des quotidiens bien précis et dont le contenu était riche et fiable, nous faisons face à des médias surabondants. Derrière cette instantanéité de l'information se cache une information non analysée et non vérifiée. On se bouscule à nous présenter des informations sans vérification des sources. On préfère diffuser une fausse nouvelle suivie d'un démenti que de s'abstenir à diffuser une rumeur, 1 fausse nouvelle + 1 démenti = 2 nouvelles !

Les médias sont une source d'influence, dans certains cas de manipulation. Certains d'entre eux sont la propriété de lobbys, qui orientent et informent d'une façon subjective suivant leurs intérêts. C'est pour cela que le choix de votre source d'information est si important.

Souvent la propagande qui se dégage des médias influe sur la psychologie des citoyens en diffusant des messages subliminaux qui influencent le comportement et les habitudes des citoyens. Parfois, de petits incidents ou événements sont largement amplifiés afin d'augmenter l'impact.

En plus de la non-fiabilité des informations à l'ère du numérique, nous faisons fasse à ce qu'on appelle l'infobésité.

L'infobésité, qu'est-ce que c'est ?

L'infobésité est la surabondance et la masse d'informations générées  par  la multitude de données qui nous parviennent en permanence au travers des divers médias ou des systèmes d'informations connectés, chose qui ne laisse personne indifférente puisque  cette situation créée un véritable climat de stress. Le lecteur se voit noyé dans cet océan d'information, incapable de séparer le vrai du faux, et surtout inapte à différencier entre l'information utile et l'information futile.  D'après Caroline Sauvajol-Rialland, professeur à Sciences Po Paris, il y'a eu une plus de production d'informations au cours des 30 dernières années qu'en 5 000 ans d'histoire.

Alors comment peut-on bien s'informer ?

Bien s'informer n'est pas une tâche facile de nos jours, alors si on suit l'actualité via les réseaux sociaux, il faut être vigilant, et bien choisir les personnes et les organismes que nous suivants, il faut se limiter à trois ou quatre sources sans plus. Les médias sociaux ne peuvent remplacer les médias traditionnels, mais nous pouvons dire qu'ils les complètent.  Aussi il faut lire les hebdomadaires et mensuels qui, en général contiennent des informations plus recherchées loin de l'emprise de l'actualité immédiate.

Arrêtons de croire n'importe quoi, arrêtons de nous faire manipuler, choisissons avec soin nos sources d'information afin de se forger une opinion réfléchie  à propos des faits relatés sans être manipulé.

© Liberté

jeudi 9 juin 2016

Conférence TEDx : L'infobésité tue la communication !


Organisé le 21 avril 2016 par une équipe de jeunes chercheurs et alumni de l'Université Catholique de Louvain, le premier
TEDxUCLouvain invitait à rencontrer des idées parmi les plus novatrices et des rêveurs parmi les plus audacieux pour mieux comprendre, partager et construire ensemble notre vision de demain. Au nombre de ces "rêveurs", Caroline Sauvajol-Rialland...


mercredi 8 juin 2016

RTL - On est fait pour s'entendre

Depuis le réveil jusqu'au coucher, les infos sont omniprésentes... Que ce soit via les journaux, la radio, la télévision, les réseaux sociaux, les applications sur nos smartphones, à chaque moment de la journée nous recevons de multiples news... Et le moins que l'on puisse dire, c'est que les nouvelles sont rarement bonnes...

Guerres, crise économique, attentats, crash, faits divers : l'actualité nous rappelle constamment que le monde ne tourne pas rond. Comment se préserver de cette overdose de mauvaises nouvelles ? Peut-on se passer de l'information ? La surinformation nous rend-elle anxieux ?

Retour sur l'émission On est fait pour s'entendre du 24 mai 2016 animée sur RTL par Flavie Flament, une émission à laquelle était invitée Caroline Sauvajol-Rialland et la psychiatre Aurélia Schneider.

La surinformation nous rend-elle anxieux ? - Première partie


La surinformation nous rend-elle anxieux ? - Seconde partie

mardi 17 mai 2016

Nouvelle conférence So Comment

L'infobésité :
Impacts de la surcharge
informationnelle en entreprise
Lundi 23 mai 2016

LE 23 mai prochain, Caroline Sauvajol-Rialland est invitée par la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) de la Mayenne à animer une conférence dédiée à l'infobésité.


Les deux-tiers des cadres déclarent souffrir de surinformation. Ils reçoivent aujourd'hui 10 fois plus d'information qu'il y a 10 ans, en produisent environ 10% de plus chaque année et consacrent plus de 35 % de leur temps de travail quotidien à cette activité.

Les enjeux liés l'information sont cruciaux pour les organisations modernes. Pourtant l'information est désormais vécue non comme une ressource mais comme une contrainte capable de menacer la productivité de l'entreprise et de paralyser son action et son innovation.

Professeur à Sciences Po Paris, à l'ICD Paris, directrice de So Comment et auteure de "Infobésité : comprendre et maîtriser la déferlante d'informations" (Vuibert 2013), Caroline Sauvajol-Rialland apportera toutes les réponses aux questions suivantes :
  • L'infobésité est-elle une réalité de la vie de l'entreprise ?
  • Le ressenti est-il vraiment lié à un volume trop important d'informations ou à un excès de communication ?
  • Est-il partagé par tous les salariés ou bien une fracture informationnelle se développe-t-elle dans les organisations ?
  • Déterminer son "seuil de supportabilité informationnel" ?
  • Mieux gérer sa messagerie électronique ?
  • Organiser les conditions de sa communication avec les autres au niveau individuel et collectif ?
  • Créer son système d'information individuel et personnalisé ?

Lundi 23 mai 2016 - 18h15 à 20h30
Salle Les Ondines - 53810 Changé (53)
Plan d'accès

lundi 9 mai 2016

France Culture - Le Secret des sources

Le 30 avril 2016, Caroline Sauvajol-Rialland était l'invitée de France Culture et de l'émission Le Secret des sources, intégralement dédiée à l'infobésité, aux côtés de Bernard Stiegler, Frédéric Lordo et Pierre Leibovici. Animée par Frédéric Barreyre, cette émission a pour ambition de dévoiler les questions qui agitent les conférences de rédaction et de mettre en lumière les raisons qui motivent le choix des sujets et de leur traitement par les médias.

lundi 5 octobre 2015

Rapport Mettling : droit et devoir à la déconnexion

Le Monde.fr
25 septembre 2015

Une tribune de Caroline Sauvajol-Rialland...

Bruno Mettling, directeur général adjoint d’Orange, chargé des ressources humaines, préconise dans son rapport [sur les effets sociaux du numérique] remis le mardi 15 septembre à la ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social de "compléter le droit à la déconnexion par un devoir de déconnexion du salarié" et de "professionnaliser les salariés et prioritairement les managers afin d’accélérer l’évolution numérique".

Se déconnecter c’est revendiquer du temps pour soi, du temps personnel pour sa famille ou ses loisirs. La déconnexion induit le fait de se soustraire à son employeur...

Mais comment imaginer créer "un devoir de déconnexion du salarié" quand la double injonction hyper présentéisme et hyperjoignabilité (travail nomade ou à distance) constitue une règle implicite de travail pour les cadres et est fortement ancrée dans leur culture ? "Les cadres sont les premiers arrivés le matin, les derniers à partir le soir, les premiers à répondre à un mail…", nous rappelle Nathalie Loiseau, directrice de l’ENA et ancienne DRH du quai d’Orsay.

mardi 8 septembre 2015

So Comment et le Groupe IGS Formation Continue vous invitent à une conférence sur l'infobésité

Faire face à l'infobésité
22 septembre 2015
8h30 à 10h30


So Comment et le Groupe IGS Formation Continue ont le plaisir de vous inviter mardi 22 septembre 2015 à une conférence :

Faire face à l'infobésité : quelles solutions individuelles, collectives, organisationnelles ?

Vous arrive-t-il de ne plus parvenir à suivre et à maîtriser la masse d'informations, mails ou autres dont vous êtes le destinataire ? Vous n'êtes pas seul...

Selon Caroline Sauvajol-Rialland, spécialiste reconnue du  sujet, un cadre reçoit un volume d'information 10 fois supérieur au volume reçu il y a 15 ans et produit environ 10 % de données de plus chaque année.

Quelles solutions pour faire face à ce phénomène ?

Cette matinale est animée par Caroline Sauvajol-Rialland, professeur à Sciences Po Paris, à l'ICD Paris, directrice de So Comment et auteure de "Infobésité : comprendre et maîtriser la déferlante d'informations" (Vuibert 2013).

Avec la participation d'Alexandre Cipriani, Product Marketing Manager chez Microsoft France.

Mardi 22 septembre 2015 - 8h30 à 10h30
Siège du Groupe IGS - 1, rue Jacques Bingen, 75017 Paris

jeudi 2 juillet 2015

Sortie du film "L'infobèse"

SO COMMENT lance aujourd'hui "L'infobèse", un film de sensibilisation du grand public à l'infobésité réalisé par Fabien Buferne et Alexis Robert.

Produit par le studio de création GUNFISH, "L'infobèse" propose une vision métaphorique de l'infobésité. Dans une atmosphère absurde, le héros, véritable archétype de l'employé de bureau, consomme l'information comme il s'alimente, ingurgitant physiquement les messages et données qu'il reçoit, pour finir par s'en écœurer.

La junk information fait écho à la junk food. Un homme bien informé est un citoyen, intoxiqué, il redevient un sujet... La surcharge informationnelle ou infobésité est une réalité autant qu'un nouveau défi pour les entreprises. Il s'agit désormais de trouver des solutions pour reprendre le contrôle...

lundi 29 juin 2015

L'offre de formation So Comment

Un nouveau programme

Manager l'information pour maîtriser l'infobésité
Optimiser sa gestion des nouveaux outils de communication pour accroître sa productivité et améliorer la qualité de vie au travail

Le temps du diagnostic est révolu. La surcharge informationnelle ou infobésité est une réalité autant qu'un nouveau défi. Pour les entreprises, l'urgence est désormais d'agir et trouver des solutions. So Comment lance un programme de formation innovant, dédié à la lutte contre l'infobésité, pour les cadres et les managers.

Cette formation multidisciplinaire, pratique et opérationnelle, apporte toutes les compétences spécifiques requises pour relever ce défi : compétences info-communicationnelles, technologiques, juridiques et managériales.

Elle a pour vocation d'améliorer l'efficacité de l'action et d'optimiser la gestion du temps des cadres et des managers au quotidien. Elle leur permet en effet de passer d'un traitement de l'information de type réflexe et conjoncturel à un traitement structuré et organisé en mode individuel - pour eux-mêmes - et en mode collectif - pour leurs équipes.

Cette formation a pour objectifs de permettre aux participants de :

1. Maîtriser les principaux savoir-faire et savoir-être info-communicationnels
2. Optimiser son traitement de la messagerie électronique et du téléphone portable
3. Construire son tableau de bord informationnel personnalisé et évolutif et celui de son service
4. Evaluer son niveau de stress (Indice de Supportabilité informationnel*), celui de ses équipes et le faire diminuer
5. Evaluer et maîtriser les risques juridiques liés aux risques psychosociaux
6. Promouvoir un nouveau modèle de gouvernance info-communicationnelle fondé sur le collectif, le partage et le projet
7. Co-construire et mettre en œuvre une charte de communication au sein de son organisation

= Créer un environnement de travail optimisé et promouvoir un nouveau modèle de gouvernance info-communicationnelle fondé sur le partage et le projet et se professionnaliser en mode individuel et collectif

* Pascal Frion

> Découvrir le programme détaillé

vendredi 5 juin 2015

Quand la culture du présentéisme renforce l'infobésité, le "règne du plus disant"

4 juin 2015 - Miroir social
par Audrey Minart

L'infobésité était au cœur d'une conférence de Caroline Sauvajol-Rialland, professeur à Sciences-Po Paris, à l'International Business School (ICD) le 26 mai. Si certaines entreprises et syndicats ne nient pas le problème de la surcharge informationnelle, qui parasite le processus décisionnel et parfois engendre des pathologies psychiques, il semble que le problème ne soit pas toujours pris dans le bon sens.

Les effets délétères de la surcharge informationnelle, et notamment un stress à l'origine d'une perte d'efficacité, ont été démontrés depuis les années... 1960. En 2010, le rapport "Bien-être et efficacité au travail", évoquait quant à lui l'utilisation à mauvais escient des TIC, qui "cannibalise les relations humaines fragilise la frontières entre vie privée et vie professionnelle, dépersonnalise la relation de travail, [...] accélère le rapport au temps de travail". Et si quelques entreprises ou fédérations d'entreprises ont en effet tenté de lutter contre l'infobésité à travers diverses opérations, tel Atos et son "Zéro e-mail" ou Syntec et son incitation à la déconnexion pendant 11 heures d'affilées, ces initiatives semblent cependant s'être essoufflées.

Règne du plus disant

Pour Caroline Sauvajol-Rialland, qui mène une recherche doctorale et conseille des entreprises sur cette question, face à l'infobésité "la réponse doit être collective".

mardi 26 mai 2015

Conférence à l'ICD, International Business School

Conférence le mardi 26 mai 2015

Infobésité : état des lieux et solutions pour gérer la surcharge 
informationnelle en entreprise

par Caroline Sauvajol-Rialland,
enseignant-chercheur

"La sur-information ou "infobésité" est désormais l'un des plus grands problèmes à résoudre par les organisations pour les 10 prochaines années ».

Rapport de la Direction Générale du Travail et du Centre d'Analyse Stratégique, 2012

Les deux-tiers des cadres* déclarent souffrir de surinformation. Ils reçoivent aujourd'hui 10 fois plus d'informations qu'il n'en recevait il y a 10 ans, en produisent environ 10 % de plus chaque année et consacrent plus de 35 % de leur temps de travail quotidien à cette activité.

Les enjeux liés l'information sont cruciaux pour les organisations modernes. Pourtant l'information est désormais vécue non comme une ressource mais comme une contrainte capable de menacer la productivité de l'entreprise et de paralyser son action et son innovation.

L'infobésité est-elle une réalité de la vie de toutes les entreprises ? Le ressenti est-il vraiment lié à un volume trop important d'informations ou à un excès de communication ? Est-il partagé par toutes les catégories de salariés ou une fracture informationnelle se développe-t-elle dans les organisations ? Comment déterminer son "seuil de supportabilité informationnel" ? Comment mieux gérer sa messagerie électronique ? Comment organiser les conditions de sa communication avec les autres au niveau individuel et collectif ?

* Etude CREPA (Centre de recherche en management et organisation de l'Université Paris-Dauphine) - 2005

Mardi 26 mai à 18 h
12, rue Alexandre Parodi - 75010 Paris

lundi 13 avril 2015

Les refuzniks de l'info

12 avril 2015 - L'Obs
par Cécile Deffontaines

Ils en ont marre de n'entendre parler que de catastrophes et de morosité ambiante ! De plus en plus nombreux, ces phobiques de l'info coupent le robinet à nouvelles.

Le déclic a été l'affaire DSK. Ces images de l'ancien favori du PS à la présidentielle, menottes aux poignets, tournant en boucle et à toute vitesse comme des mouches en délire. Bertrand, professeur de musique de 42 ans, en a eu assez. Exit sa télé ! Pour Simon, 26 ans, auteur de BD et blogueur, ce fut le bras de fer Valls / Dieudonné. "Moi qui ignorais totalement ce qu'était une quenelle il n'y a pas six mois, je pense avoir entendu suffisamment ce mot pour le reste de ma vie. TF1, France 2, BFMTV et i>Télé parlaient toutes sans exception de cette affaire au même moment. Sérieusement ? C'était ça le sujet numéro un de l'actu en France ? Pour ma part, vous avez gagné, ciao les journaux", écrit-il dans un cinglant billet intitulé Le jour où j'ai arrêté de lire les nouvelles. Consommateurs modérés ou véritables addicts aux news, tous ont décidé un jour de couper le sifflet de la "boîte à bruit" ou de jeter leur journal à la poubelle. Même la chanteuse Soko le confessait en février dans "Next" : "Depuis le 11 septembre 2001, je ne suis plus l'actualité, je ne regarde plus les infos."

Le monde me panique, je préfère ne pas savoir

Dernièrement, c'est le chroniqueur Guy Birenbaum qui évoquait son burn-out médiatique, un craquage par excès, suivi d'un exil volontaire loin des nouvelles du monde. Bye bye l'info, et il n'y a plus de honte à cela. "Quelqu'un m'a raconté qu'il y avait eu un crash d'avion avec des sportifs. Mais je suis incapable de vous dire qui ils étaient, reconnaît Olivia, 35 ans, qui travaille dans la communication digitale. Quelquefois, les gens me disent : “Ah la la, mais t'es complètement à côté de la plaque !” C'est juste un choix de vie. Je me sens mieux comme ça." Pourquoi tant de haine ? La faute à "l'infobésité", cette prolifération quasi tumorale des news.

> Lire la suite de l'article

mardi 17 mars 2015

Les phobiques de l'info

13 mars 2015 - Grazia
par Gaël Le Bellego

Pour échapper à la profusion médiatique oppressante et vivre plus heureux, ils ont décidé de filtrer, voire couper le robinet à news. Et si le monde tournait plus rond ainsi ?

"Oh tu sais, j'ai pas trop suivi", rétorque instinctivement Salomé à son père quand il lui parle de l'Ukraine ou du virus Ebola. Cette commerciale de 27 ans est "infophobe". Charlie, la Grèce ou le "procès du Carlton de Lille" ne passent pas par elle. Car Salomé ne lit pas la presse, ni papier ni Web, "juste Le Canard Enchaîné dans l'avion". Jamais de télé, et sa radio est réglée sur FIP. "A quoi bon être au courant de choses sur lesquelles je n'ai pas prise ? C'est égoïste, mais en coupant, je me sens légère, moins stressée."

D.R.
Pour 64 % d'entre nous, les médias ne délivrent pas assez d'infos positives, selon un sondage Harris Interactive ("Les médias et les enjeux d'une information positive". Il y a la nature des news, souvent anxiogènes, mais aussi leur haut débit. "Entre chaînes et stations d'info en continu, avec bandeaux qui clignotent, réseaux sociaux, blogs, c'est la démultiplication des sources, la course hystérique au buzz, donc l'écrasement, la surcharge informationnelle", analyse Caroline Sauvajol-Rialland, fondatrice du cabinet de conseil So Comment et auteur d'Infobésité : comprendre et maîtriser la déferlante d'informations. "Et puis, smartphones et objets nomades exposent aujourd'hui à une connectivité non-stop. Ce qui pose ce défi passionnant : maîtriser ces flux, les contrôler. Devenir acteur, et plus juste un récepteur."